L’apôtre de la nostalgie

Je ne connaissais pas bien ce Richter dont tout le monde ne me disait que du bien, et je me demandais quel intérêt il pouvait y avoir au 20ème siècle à recopier à l’identique la réalité. On me rétorquait qu’il peignait très bien, mais pour avoir fait une école de création, des gens qui maîtrisent à la perfection, j’en connais des tonnes, et si je veux voir un peintre qui maîtrise je vais au Louvre.
Ma visite à Beaubourg m’a fait changer d’avis. Comme certains films qu’il faut voir sur grands écrans pour apprécier, Richter fait parti, je trouve, de ces artistes qu’on apprécie vraiment davantage (enfin, tout court en ce qui me concerne) au musée. Je vous poste tout de même quelques photos, même si je vous conseille vivement d’aller les voir en vrai.

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Richter – Oncle Rudi – 2000

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Richter – Nu descendant l’escalier – 1966

Richter – Betty – 1977

Malgré la banalité des scène représentées, et l’impassibilité des visages, l’effet floutté avec lequel sont traitées les images, leur confère un vrai pouvoir émotionnel.

Il y quelque chose d’Hamilton chez Richter.  Ses femme évanescentes et lointaines m’ont rappelé les jeunes filles nostalgiques d’Hamilton. L’un fait des peintures photo, et l’autre fait des photos peinture, et tous les deux utilisent le flou comme médium de la nostalgie, de la disparition, de l’oublie, du passé.

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Hamilton

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Hamilton

Richter – nuage – 1970

Richter a fait une série de nuages qui ne paye pas de mine postée comme cela, mais qui est vraiment très impressionnante en vrai.

Richter – Marine – 1970

Je trouve ce tableau magnifique, car il est à la limite de l’abstrait.

Beaubourg célèbre le quatre-vingtième anniversaire de cet artiste reconnu comme l’une des figures majeures de l’art contemporain avec une expositon qui dure jusqu’au 26 septembre.
Richter est un peintre allemand né en 1932 à Dresde. Il apparaît sur la scène européenne au début des années 60 avec des oeuvres inspirées directement de photographies, ou d’image choisies dans la presse qu’il agrandit grâce à un épiscope, et recopie sur le support choisi (ses »photo-peintures ») auxquelles est dédiée la première partie de l’exposition.
Puis le langage pictural de Richter évolue dans les années 60-70 vers l’abstraction, représentée dans la deuxième partie de l’exposition, qui représente aujourd’hui un tiers de son travail. Ses peintures abstraites sont, d’après moi, moins impressionnantes mais on y retrouve la même impressionnante technique picturale avec des contrastes, sur un même tableau, de flou ou de netteté.

Richter – Peinture abstraite – 1999

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