Louis Thomas : Peintre parisien

J’ai commencé l’année dernière des interview de gens dont j’admire le travail. Aujourd’hui, c’est le portrait de Louis Thomas que je vais vous faire. En me baladant sur le compte de Sabina Socol sur Instagram, je suis tombée sur un portrait d’elle à la peinture que j’ai adoré. Je suis allée fouiner un peu sur internet pour découvrir l’auteur de cette merveille, et je lui ai envoyé un mail dans la foulée pour le rencontrer. J’ai débarqué dans son atelier quelques jours plus tard, et il m’a parlé de sa vie, souvent interrompu par son adorable (et pas très farouche) chat, Pipô qui avait très envie de participer à l’entretien.

J’ai très vite délaissé les questions techniques que j’avais scrupuleusement notées sur  mon cahier les jours précédents, pour l’interroger sur des choses plus essentielles (à mes yeux). Comment es-tu devenu ce que tu es ? Voilà la question qui me brûle presque les lèves lorsque je pose mes yeux sur quelqu’un. Louis ne m’a pas déçue. J’ai adoré sa vision radicale de la vie, son style de vie atypique et son insolente liberté m’ont terriblement inspirée.Louis est né à Nantes il y a 30 ans. Il ne lui a pas fallu des années pour trouver sa voie. -« A 4/5 ans je disais déjà que je serai dessinateur » me dit-il. En seconde, il quitte l’école pour faire une école d’art, puis, il rentre à l’école des Gobelins pour faire ses études supérieures. A la fin de son cursus, à 24 ans, il part travailler dans les studios Disney, puis atterrit chez Pixar à Los Angeles où il est dessinateur, son rêve de toujours. Mais, il y a une variable qu’il n’avait pas anticipée : la vie d’entreprise. Si le job lui plaît, pointer au taf tous les matins, ce n’est pas son truc, alors il bifurque encore pour se choisir une vie encore plus à sa mesure : Il sera peintre à Paris.Aujourd’hui, il est peintre mais, il a d’autres activités artistiques qu’il adore et qui lui permettent une grande liberté dans son travail d’artiste. Il illustre des livres pour enfant, et fait de la recherche de personnages pour des films d’animation chez Universal. Lorsque je lui parle de la vente de ses tableaux, le sujet lui semble secondaire « Si ça se vend, tant mieux, si ça ne se vend pas, tant pis. C’est bien que je gagne ma vie à côté, comme ça je peux faire des choses qui ne servent à rien. C’est plus intéressant artistiquement de peindre, gratuitement, pas dans le but de vendre ». Le luxe ultime !

Décontenancée par son désintéressement affiché, je lui demande s’il est positif, et il me répond qu’il est optimiste par pessimisme.-« Je ne crois à rien, pour moi la vie n’a pas de sens, seul le moment présent compte. Pour moi, dessiner n’est pas une option. Aujourd’hui, ça marche bien, je touche du bois, mais si ça n’était pas le cas, je serais dans une caravane, et je dessinerais à la craie sur le trottoir ».
Mais, c’est aussi pour se consacrer à ses autres passions que Louis a choisi cette vie : le piano, la lecture, Paris. A l’inverse de notre société hyperactive, Louis glorifie l’oisiveté et la paresse. Il me parle des ses très longues balades presque quotidiennes dans Paris dont il me dit être amoureux. Et quand je lui demande s’il a du temps libre, il me rit presque au nez – » A quoi bon vivre sinon  ! »me répond t-il.Louis m’a laissée photographier son bel atelier qui se trouve à deux pas du Panthéon. Voici, ci-dessous, quelques-uns de ses tableaux dont ses fameux portraits (qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une exposition) grâce auxquels je l’ai découvert. La plupart de ces tableaux sont des gouaches. Je les trouve magnifiques. N’hésitez pas à aller faire un tour sur son compte instagram  pour voir plus de ses travaux.

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