Niki de Saint Phalle au Grand Palais

Je vais vous parler aujourd’hui de Niki de Saint Phalle. J’ai été voir l’exposition qui lui est consacrée au Grand Palais vendredi soir.

Niki est une artiste franco-Américaine et a été élevée aux Etats-Unis. Elle est mannequin pour Elle, Vogue Life…avant de devenir artiste. Elle commence à créer tardivement sans avoir jamais jamais suivi d’enseignement artistique.

Niki de Saint Phalle Mannequin

Niki a travaillé sur le cliché de la femme pour mieux le rejeter. Elle représente des femmes dans les rôles que leur impose la société, ces femmes sont composées de toute sortes d’objets soigneusement choisis.

Cette partie de son travail présentée au début de l’exposition est extraordinaire. Je ne le connaissais pas, et c’est ce que j’ai préféré. Cela me fait penser à ces photos gigantesque composées de milliers de minis photos. De loin, on voit une image, et quand on s’approche, on voit pleins de photos. C’est pareil pour ces mariées. Il y a aussi quelque chose de très classique dans ce travail, je trouve. Ces centaines d’objets peints en blanc m’apparaissent comme une réinterprétation moderne du bas relief.

Niki de Saint Phalle mariée

La marié ou Eva Maria – 1963
Dans les années 60 les filles de bonne famille, comme Nikki, étaient élevées dans l’unique idée du mariage : « Il fallait se marier, et jeune ». Sa série de mariées sans visages témoignent de cette situation figée.

Niki de Saint Phalle mariée

The bride – 1965

Niki de Saint Phalle mariée

Le cheval et la mariée – 1964

Niki de Saint Phalle

Détail

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La mariée sous l’arbre – 1964

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Accouchement rose – 1964

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Détail

Niki de Saint Phalle

Leto ou la crucifixion – 1965
Cette femme géante fait partie de la série des prostituées. Elle peut apparaître comme une victime de la société de consommation ou comme une femme à la sexualité décomplexée. La référence à la religion en fait une oeuvre relativement provocante et « scandaleuse ».

Après, on voit les nanas qui sont ce qu’elle a fait de plus connu. J’avoue qu’à force de les voir partout, j’en suis devenue un peu écœurée, mais objectivement, c’est un très beau travail, très coloré, très gai et plein de sens.

Nikki de Saint Phalle disait que le capitalisme était un échec, le communisme aussi, et qu’il était temps de donner le pouvoir aux femmes qui feraient, selon elle, un monde meilleur. Ces nanas symbolisent l’engagement féministe de Nikki. Elles ont pour vocation, par leur taille démesurée, de reafirmer la place de la femme dans ce monde dominé par les hommes.

Nikki de Saint Phalle au Grand Palais

Bénedicte – 1965

Après, il y a eu les « fameux tirs », Nikki enfouissait de la peinture, sous de couches de plâtre, des pots de peinture, et invitait des gens à tirer dessus. L’oeuvre naissait à l’occasion de ces tirs. Ce sont ces tirs qui l’ont fait connaître, et qui lui ont permis de rentrer dans le groupe des nouveaux réalistes parmi Yves Klein, Pierre Restany, Arman, Martial Raysse…

Niki a fait quelques bijoux aussi, m^me si ca n’est pas trop caracteristqique de son travail, mais je vous les montre quand même.

Niki de Saint Phalle Bijoux

Assemblage – or et email – 1980-71

Niki de Saint Phalle Bijoux

Tears – marbre et diamant – 1971-80

J’aime beaucoup cette idée d’oeuvre participative, mais, je ne suis pas trop fan du résultat, du coup, je n’ai sélectionné qu’une oeuvre, qui n’est pas la plus représentative de ces tirs collectifs.

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Heads of state – Printemps 1963
L’artiste hantée par la guerre froide aligne des masques d’halloween des personnalités politique le plus puissante de l’époque. Elle tire sur Kennedy qui se fera assassiné 6 mois plus tard.

Niki a fait beaucoup de sculptures monumentales très caractéristiques : La fontaine Stravinsky près de Beaubourg à Paris, que tout le monde connaît, et qu’elle a fait avec son compagnon Jean Tinguely, mais aussi le jardin des Tarots en Toscane, le Zoo biblique de Jeruslem…ces sculptures/maison sont très impressionnantes par leur taille, mais aussi par leur richesse.

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Toutes les formations artistiques permettent de progresser techniquement, mais peuvent aussi limiter la spontanéité  de l’artiste dans le sens ou elles formatent aussi un peu.

Niki de Saint Phalle Bijoux

Assemblage – 1971/80

Niki de Saint Phalle bijoux

Tears – 1971/80

Ce qui me marque à chaque fois dans le travail de Niki, c’est sa « patte » immédiatement identifiable. Je me suis demandée si le fait de n’avoir pas suivi de formation lui a permis de développer une oeuvre aussi singulière et personnelle. J’ai redécouvert grâce à cette exposition le travail de Niki de Saint Phalle. C’est jusqu’au 2 février, je vous conseille d’aller y faire un tour.

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